Lancer une campagne
Cadrer, écrire le scénario, payer. Les quatre étapes de l’assistant.
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Une campagne, c'est une commande de tests : telle application, tels pays, tant de testeurs dans chacun, tant de phases. C'est l'objet qui se paie et qui se valide.
L'assistant compte quatre étapes
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Vous pouvez vous arrêter à tout moment : le brouillon est gardé sur le
serveur, pas dans le navigateur — vous le reprenez depuis un autre poste./campagnes/nouvelle
💡 Vous relancez un test déjà mené ? Ne repassez pas par l'assistant : le bouton Dupliquer, en tête de n'importe quelle campagne, en recrée une copie avec le même scénario. Voir Relancer un test en fin de fiche.
Étape 1 — Cadrer la campagne
| Champ | Remarque |
|---|---|
| Application | parmi celles que vous avez déclarées |
| Titre | ce que le testeur verra en tête de la fiche |
| Description | le contexte, avant les consignes détaillées |
| Pays visés | un ou plusieurs, avec un quota de testeurs pour chacun — voir Pays et tarifs |
| Nombre de phases | voir ci-dessous |
| Dates | début et fin ; la fin doit être postérieure au début |
| Appareil exigé | ou « tous » |
| Visuel | l'image de la campagne |
Le ciblage se fait pays par pays
Les pays sont groupés par zone tarifaire, et un bouton « Ajouter les N pays » prend un groupe entier d'un geste — l'Afrique centrale ajoute ses six pays d'un coup, chacun avec son quota que vous restez libre d'ajuster.
Chaque pays affiche son tarif et son sous-total ; le total se recalcule en direct. Deux règles se rappellent d'elles-mêmes à l'écran :
- une seule devise par campagne — les pays d'une autre monnaie se grisent dès votre premier choix ;
- le minimum est par pays, le maximum sur le total.
Choisir « 15 au Cameroun et 5 au Gabon » plutôt que « 20 en Afrique centrale » n'est pas une contrainte de saisie : c'est ce qui garantit que les vingt personnes ne seront pas recrutées dans le même pays.
Pourquoi le nombre de phases se choisit ici
Parce que l'unité facturée est la phase exécutée par un testeur. Le décider après avoir rédigé le scénario reviendrait à annoncer le prix trop tard.
Ce nombre devient ensuite une contrainte à la soumission : vous ne pouvez envoyer à validation qu'un scénario qui compte exactement le nombre de phases acheté. Vous pouvez en revanche enregistrer un scénario incomplet et le reprendre plus tard — écrire trois phases en une seule fois n'est pas toujours possible, et refuser d'enregistrer la première tant que la troisième n'existe pas ferait perdre le travail déjà fait.
Le prix se met à jour en direct dès cette étape, avec son détail ligne par ligne.

Combien de testeurs, combien de phases
Ce sont les deux seules quantités qui font varier la facture, et elles ne servent pas à la même chose.
- Plus de testeurs = plus de points de vue sur le même parcours. C'est ce qu'on augmente pour détecter ce qui ne casse que sur certains appareils ou dans certaines mains.
- Plus de phases = de la durée. C'est ce qu'on augmente pour observer ce que les gens font après l'installation : reviennent-ils au bout d'une semaine, retrouvent-ils leur compte, la notification les fait-elle revenir.
Une campagne à une seule phase mesure une installation. Elle ne mesure pas un usage.
Étape 2 — Écrire le scénario
Votre travail s'enregistre au fur et à mesure, sans bouton à chercher : le brouillon part sur le serveur à chaque modification, quelques secondes après que vous avez arrêté de taper. Un onglet fermé par accident ou une connexion qui lâche ne coûtent donc plus que les dernières secondes. L'enregistrement automatique ne retire jamais une phase déjà sauvegardée : il ne fait qu'ajouter et corriger.
Une carte par phase. Pour chacune :
Le délai après la phase précédente. 0 pour un enchaînement immédiat. C'est ce délai qui transforme un test d'installation en mesure de rétention : la phase 2 à J+7 dit si les gens reviennent.
Les preuves attendues, décrites en toutes lettres. C'est le seul endroit où le testeur apprend ce que vous voulez recevoir. Sans ce texte, il dépose une capture au hasard, et la soumission part en refus pour une raison que personne n'avait écrite. Le formulaire refuse d'ailleurs d'enregistrer une phase dont les preuves attendues ne sont pas décrites.
Du texte mis en forme, et des liens cliquables
La description d'une phase, les preuves attendues et les instructions s'écrivent dans un éditeur de texte enrichi : gras, italique, souligné, listes à puces ou numérotées, et surtout liens.
C'est le lien qui manquait le plus. Une consigne renvoie souvent vers un formulaire d'inscription, une page de test ou un identifiant de compte de démonstration : collée en texte brut, l'adresse devait être recopiée à la main sur un téléphone — une faute de frappe, et la phase partait de travers.
Deux détails que vous n'avez pas à gérer :
- les liens s'ouvrent dans un nouvel onglet. Un lien qui remplacerait la page en cours ferait perdre au testeur les preuves qu'il est en train de déposer ;
- la mise en forme est nettoyée à l'enregistrement. Un texte collé depuis Word ou une page web arrive souvent avec des styles, des scripts et des balises invisibles ; seul ce qui est utile à une consigne est conservé, le reste tombe.
Les instructions — une action par instruction :
| Description | l'action attendue, en au moins 5 caractères |
| Type de preuve | capture d'écran, réponse texte, lien, vidéo, ou aucune |
| Nombre de preuves | 1 par défaut |
| Obligatoire ou facultative |
Certaines instructions ont une configuration propre : un partage demande ses canaux et son nombre (3 au maximum, anti-spam) ; un avis demande son mode et son lien.
⚠️ Un avis public est toujours facultatif. Conditionner une rémunération à un avis sur un store violerait les règles de ces stores. La plateforme refuse de rendre une telle instruction obligatoire — et le refus n'est pas contournable.
Le nombre d'instructions par phase est plafonné (5 par défaut). Le plafond en vigueur est annoncé sur l'écran, pour ne pas le découvrir au moment où la sixième est refusée.

Écrire une consigne exécutable
Une consigne se lit sur un téléphone, dans le métro, par quelqu'un qui ne connaît pas votre produit. Trois réflexes :
- une action par instruction — « installer, créer un compte et inviter un ami » est irrelisable et impossible à refuser proprement ;
- nommer ce qui est à l'écran — « appuyez sur Commencer » plutôt que « accédez à l'onboarding » ;
- dire ce qui prouve l'action — « la capture doit montrer l'écran d'accueil avec votre pseudo en haut ». C'est ce qui fait la différence entre une preuve validée et deux allers-retours de correction.
Étape 3 — Relire
Le récapitulatif reprend le cadrage, le scénario phase par phase et le prix total. Rien n'y est modifiable : c'est une relecture, pas un formulaire.
Étape 4 — Payer
Le paiement précède la publication.
L'écran affiche le montant à verser en évidence, avec le détail du calcul — une ligne par pays visé, puis le total — et demande la référence du versement : numéro de transaction Mobile Money ou référence du virement.
C'est le seul moment où vous devez agir hors de la plateforme, avec de l'argent. Si quelque chose bloque — versement refusé, référence introuvable, moyen de paiement inadapté — le bouton Contacter l'assistance ouvre une demande déjà pré-remplie avec le titre de la campagne, le montant et la référence saisie. Ce sont exactement les informations qu'on vous demandera en premier.

⚠️ Le paiement est déclaratif. Aucune passerelle bancaire n'est branchée à ce jour : vous déclarez avoir payé, et l'équipe constate le versement avant de valider la campagne. Une référence saisie ne prouve rien — un versement annoncé mais jamais reçu ne fait pas ouvrir la campagne.
Payer en plusieurs fois
Un versement peut n'en couvrir qu'une partie. Votre campagne affiche alors « Paiement partiel », toujours accompagné du reste à payer, et chaque versement constaté ajoute sa propre ligne datée à l'historique financier de la campagne — avec sa référence.
Tant que le solde n'est pas atteint, la campagne ne peut pas être validée.
⚠️ Dès le premier encaissement, les quotas et le nombre de phases se verrouillent. Un acompte réglé sur un devis qu'on doublerait ensuite laisserait un reste à payer que personne ne saurait expliquer. Le reste du dossier — titre, description, scénario, visuel — demeure modifiable.
Ce qui se passe ensuite
Une fois soumise, la campagne passe Soumise. Le délai annoncé sur l'écran de paiement est celui dans lequel l'équipe s'engage à répondre.
Deux issues :
- validée — vous recevez l'e-mail campagne approuvée. La campagne s'ouvre aux inscriptions, et le recrutement commence. Si vous aviez prévu une date de début future, elle reste Programmée jusque-là : les testeurs peuvent réserver leur place, mais rien ne démarre avant ;
- à corriger — vous recevez l'e-mail modifications demandées, avec le motif. La campagne redevient modifiable ; vous corrigez et vous resoumettez. Le paiement n'est pas redemandé.
Le prix, lui, ne bouge plus : le total est figé à la création et reste le même même si la grille tarifaire évolue ensuite. Le nombre de phases achetées est figé lui aussi.
Le scénario reste modifiable tant qu'aucun testeur n'a rien déposé. Au premier travail rendu, il se fige : changer la consigne sous les pieds de quelqu'un qui l'a déjà exécutée rendrait sa preuve invalide pour une raison qu'il n'a pas commise.
Relancer un test : dupliquer une campagne
Le bouton Dupliquer est en tête de chaque campagne, quel que soit son état — une campagne terminée est justement celle qu'on veut relancer.
Il vous demande d'abord le nom de la copie. Ce n'est pas une formalité : ce nom fixe l'adresse publique du nouveau test, et celle-ci est calculée une fois pour toutes — elle ne suit pas les renommages, précisément pour que les liens déjà partagés continuent de fonctionner. Un titre corrigé après coup arriverait donc trop tard, et l'adresse resterait en « … copie » pour toujours.
Le champ est pré-rempli avec « (copie) » : c'est le bon nom quand on duplique pour comparer deux variantes, et il se remplace en un geste quand on relance sur un autre mois ou un autre pays.
Il crée ensuite une campagne en brouillon, avec :
| Repris | Pas repris |
|---|---|
| l'application, la description, le visuel | le nom — vous le donnez |
| les appareils exigés | le paiement — rien n'est réglé |
| le ciblage : pays et quotas | la validation — la copie n'est pas soumise |
| le nombre de phases | les places, les inscrits, l'historique |
| le scénario entier : phases, instructions, preuves attendues | les dates de début et de fin |
C'est le scénario qui justifie ce bouton : le reste se ressaisit en deux minutes, pas trois phases et quinze instructions.
Deux choses à vérifier sur la copie
Le prix est recalculé au tarif du jour. Le total de l'original est figé pour sa commande : le recopier vendrait un test au tarif d'il y a six mois, ou sur une remise négociée entre-temps expirée. Le total peut donc différer, et l'écran de cadrage vous montre le nouveau détail ligne par ligne.
Si un pays visé n'est plus proposé, ou si son minimum de testeurs a été relevé depuis, la duplication est refusée avec la raison plutôt que créée avec un ciblage qui ne tient plus. Passez alors par l'assistant pour choisir un autre ciblage.
Les dates sont vides. Recopier une date de lancement la placerait dans le passé neuf fois sur dix — et une campagne validée dont la date est déjà passée est exactement le piège à éviter.
Vous arrivez directement sur le cadrage de la copie : c'est là que ces deux points se règlent.
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